IMAGE de Bohemia. Petit one-shot sans prétention ... Un des premiers que j'ai ecrit.
PS :Les pensées d'Harry sont entre **...**
Bibliothèque, un soir du mois de février : ACTE I : « Fin de soirée houleuse. »
Ron : « Et pourquoi, il t'écris encore ? »
Harry qui se tenait en face du rouquin poussa un long soupir, c'était reparti pour un tour. Combien de fois s'étaient-ils disputer aujourd'hui ? Six ou sept fois ?
Le survivant ne s'avait plus trop mais il avait par contre la désagréable sensation que les cris de ses deux meilleurs amis avaient ponctués toute sa journée. Au point que le grand brun se demandait si ses amis tentaient de battre un record.
Et la dispute, qu'il sentait venir, s'annonçait déjà comme mémorable.
Mais Harry au lieu se s'énerver et de s'enfuir comme il le faisait ordinairement avait décidé de s'en amuser. Donc depuis la première dispute du petit déjeuner, il gribouillait de petits bâtons sur un parchemin, symbolisants les « points », qu'il attribuait à Hermione ou à Ron en fonction des phrases ou des attitudes qu'il jugeait les plus cassantes.
Aux yeux d'Harry Hermione menait largement la partie avec huit points d'avance sur le rouquin. Avance, qu'elle avait grâce en particulier à son geste lors de la dispute d'après le déjeuner.
Elle avait alors écrasé lourdement le pied de Ron quand celui-ci avait osé dire qu'elle n'était : « Qu'une bêcheuse ennuyeuse et autoritaire ».
Harry avait eu un mal fou à retenir un puissant fou rire, et il avait donc attribuer trois points d'un coup à la petite brune.
Mais bon une autre dispute prenait forme devant ses yeux ... Il se mit un peu à l'écart et il leva sa plume près à arbitrer secrètement ce match houleux.
~
Ron avait déjà une teinte très rouge, caractéristique de l'ouragan qui grondait déjà dans le corps du grand roux.
Hermione avec des yeux meurtriers, tentait d'arracher une lettre de Victor des mains du grand Gryffondor.
Hermione : « Rends moi ça immédiatement ! C'est mon courrier. RONALD, ça ne te regarde absolument pas. »
Ron : « OH que si, on est en guerre Hermione ! Et Victor fait parti d'une école à la réputation plus que douteuse. Et moi je protèges Harry, en lisant cette lettre ... »
Hermione : « Victor est du coté d'Harry, c'est un sorcier d'exception et ... Et d'une grande loyauté ...Tu es stupide Ronald Weasley ! »
** Intéressant, le ton monte rapidement. Bon je mets un point à Ron pour son dévouement à mon égard ... même si je sais qu'il dit me protéger, mais en faite il essaye de lire cette lettre pour savoir les sentiments d'Hermione envers le bulgare. Je sais ce n'est pas juste mais bon un point quand même pour mon meilleur ami, par solidarité entre garçons. **
Ron : « AH ça je commence à le savoir que je suis stupide et idiot ! Merci !!! Toute l'école est au courant que Miss Granger, trouve cet abruti de Ronald Weasley, pitoyable et absolument affligeant. Mais moi, au moins j'ai des amis, une vie sociale, ... Parce que toi à part tes fichus vieux grimoires, personne ne trouve grâce à tes yeux. A ce rythme là, tu finiras Vieille fille ... Une vieille fille entourée de vieux bouquins poussiéreux ... »
Et vlan, Hermione tenta de lancer un lourd ouvrage sur la métamorphose en pleine tête du rouquin mais avec ses réflexes de gardien, Ron avait su l'éviter à temps. Cette fois, Ron hurlait en levant les bras au ciel.
Ron : « Mais ça va pas ?! Tu es folle, tu as vu la taille de ce bouquin, t'aurais pu me faire vachement mal ... »
Hermione : « AH OUI TU CROIS ! Et celui là, tu en penses quoi ? »
Hermione se saisit d'un énorme pavé sur l'histoire de la magie qu'elle brandissait au dessus de sa tête. Ron écarquillait de grands yeux terrorisés, en reculant de plusieurs pas.
** Ah voilà, le retour du fameux lancé de livres-projectiles d'Hermione. Ce matin, j'en ai eu un bel échantillon avant le cours de Rogue. Mais je dois avouer que celui là était encore mieux ... Deux point pour la petite brune en furie. HA HA HA Vous verriez la tête de Ron ! Bon allez, mon vieux, tu ne vas pas te laisser faire comme ça quand même ?**
Ron arracha d'un geste vif, le gros livre des mains de la petite brune et il le reposa violemment sur la table. Hermione en sursauta.
Ron : « Je m'en vais. Tu es complètement malade ... Prends la, ta lettre.»
** Oh bah non ... Ce n'est plus drôle, Ron bats toi mon vieux ! Une dernière petite phrase bien piquante ou ... euh ...je ne sais pas ... mais pourquoi il cède aussi facilement. Merde, il parait super triste ...**
~
Acte II : « La fin du jeu. »
Ron prit son gros manteau et sortit précipitamment en prenant la direction du parc.
Hermione se laissa tomber sur sa chaise, le regard noir et le souffle court. Harry se réinstalla à coté d'elle, avec sa feuille de score dans la main droite. Il avait un ton très sérieux, ce petit jeu ne l'amusait plus du tout d'un coup.
Harry : « Tiens ! Tu as gagnée aujourd'hui avec une nette avance. »
Hermione ouvrit le parchemin avec un air concentré.
Hermione : « Je ne comprends pas ? J'ai gagné quoi ? Et c'est quoi ce score de quarante quatre pour moi ? »
Harry : « Vous vous disputez depuis ce matin j'ai noté vos phrases les plus dures, les plus assassines et le reste. Tu as largement gagné, Tu as fais très fort avec le livre ... j'ai vraiment cru que tu allais tenter de l'assommer. Je crois que Ron aussi d'ailleurs ... »
Soudain les yeux d'Hermione se troublèrent, puis une larme coula sur sa joue, qu'elle ne tenta même pas de dissimuler.
Harry lui passa un bras réconfortant autour des épaules, en la berçant très doucement.
Hermione : « Oh Harry, il me rend folle ... mais il m'a dit des choses terribles aujourd'hui. Pourquoi il est comme ça avec moi ? Pour le livre je ne voulais pas mais dès qu'on parle de Victor, il devient insupportable. J'ai vraiment failli le frapper tu sais. Je m'en veux. Il doit me détester maintenant ! »
Harry laissa échapper un rire. Il ne se moquait pas d'Hermione, non. Mais ce rire franc, venu du c½ur, exprimait simplement, son incompréhension totale, comment une fille aussi brillante qu'Hermione Granger, pouvait ne pas comprendre la situation qui sautait aux yeux de quasiment tous les élèves et même des professeurs de cette école ?
Il planta son regard vert dans le chocolat intense de ceux de son amie. Il essuya délicatement les larmes qui barraient les joues de la jeune femme, puis il prit une voix douce.
Harry : « Je crois que c'est ça le problème ! Il ne te déteste pas. Je crois d'ailleurs qu'il t'aime un peu trop ...»
Hermione : « Mais ... »
Harry : « Et toi, tu le déteste ? »
Hermione : « Bien sur que non. Je l'aime ... OH !!! Seigneur ! »
Hermione se figea comme ci elle avait une révélation soudaine. Harry se retint difficilement d'exploser de rire. Il faillit s'écrier : « Alléluia ! Elle a comprit ». Mais il se tut, et il se contenta de prendre la main tremblante d'Hermione.
Hermione : « Mais je fais quoi moi maintenant ? Et je ... Harry, ...C'est si compliqué avec Ron et ... Oh par Merlin ! Tu en es certain qu'il ... enfin qu'il aurait des sentiments pour moi ? »
Harry : « J'en suis persuadé, autant que je sais que tu es folle amoureuse de lui depuis des années. »
Hermione : « OH ! »
Hermione se leva d'un bond. Une moue très hermionesque et déterminée gravée sur son visage. Elle enfila, elle aussi son manteau, son bonnet et ses gants avec frénésie.
Elle se dirigeait déjà vers la porte quand elle se figea soudain, les bras ballants. Elle vit volte face vers Harry, avec un air désespéré.
Hermione : « Je lui dis quoi ? »
Cette fois Harry pouffa de bon c½ur. Non décidément, ses deux là, étaient les meilleurs amis qu'il puisse avoir mais en amour ils étaient d'une calamité affligeante.
Harry : « Bah, tu pourrais lui dire que tu rêves qu'il t'embrasse par exemple, ou qu'il hante tes pensées jours et nuits ou qu'il est le plus sexy des sorcier que tu connaisses ou qu'il est ... »
Hermione : « NON !!! Jamais, je ne pourrais ... je ... alors je lui dis quoi ? »
Elle le suppliait du regard, en trépignant d'impatience.
Il souffla fortement, « c'est pas gagné », ce disait-il. Puis il se leva à son tour s'empara d'un objet traînant sur une chaise et le tendit à son amie.
Harry : « Prends ça, il l'a oublié. Mais après fais comme tu le sens ... écoutes ton c½ur ! Bonne chance et à demain. »
Harry déposa un petit bisou sur le front d'Hermione avec une infinie tendresse. Il lui mit l'écharpe sombre de Ron dans la main et il quitta la pièce, sans oublier de lui faire un petit clin d'½il.
~
Acte III : « Encore ».
Hermione marchait dans la neige, emmitouflée dans son manteau, les doigts crispés sur l'écharpe du rouquin.
Elle était déterminée à mettre fin à ces disputes stupides et à tous ces non-dits. Elle voulait que ça cesse, et pour ça elle était prête à tout dire, à tout lui dire.
Elle le vit enfin, lançant des petites pierres dans le lac. Elle se rapprocha mais plus elle arrivait près de lui, plus ses pas se ralentissaient. Une boule enfla dans sa gorge et des n½uds lui tortillaient l'estomac.
Hermione : « HUM ! Ron, tu as oublié ton écharpe. Et il fait froid alors j'ai pensé que ... »
Ron : « Merci. »
Il s'empara de l'étoffe qu'il mit précipitamment autour de son cou. Puis il reprit son occupation sans se soucier plus de la jeune Gryffondor.
Hermione grimaça, visiblement il boudait ...
Elle se mit à coté de lui, en fixant l'horizon. Elle lâcha d'une voix qui se voulait neutre.
Hermione : « Tu crois qu'il va encore neiger ? »
Ron : « Oui. »
Elle grogna un peu de frustration. Ce qu'il pouvait être énervant à bouder comme un gamin.
Hermione : « Et tu comptes me faire la tête encore longtemps ? »
Ron : « Oui ! »
Cette fois, elle sentait la « moutarde » lui monter au nez. En plus, elle était frigorifiée par le vent glacial qui soufflait dans la région.
Hermione : « Bon d'accord, je m'excuse pour le livre mais ... »
Ron : « Lequel ? Celui qui est passé à deux centimètres de ma tête ou le pavé de mille pages, avec lequel tu t'apprêtais à me frapper ?! »
Il criait presque, et ses paroles résonnaient dans toute la vallée. Il pointait un doigt accusateur vers la poitrine de la jeune. Hermione prit elle aussi une voix forte et énervée.
Hermione : « OH ça va d'accord, toi non plus tu n'es pas un ange. Tu es vraiment impossible et ... C'est ta faute, tu m'avais exaspérée et ... »
Ron : « MA FAUTE ?! Tu rigoles j'espère ... »
Hermione : « NON, et c'est encore toi qui cherche la bataille ... Moi je suis venue ici pour te parler franchement et te dire que je ... Et puis, laisses tomber ... De toute façon, nous allons encore nous disputer, encore et encore ... Visiblement tu adores ça... mais moi j'en ai marre, je veux que ça s'arrête ! Mais puisse que tu ne veux pas comprendre que tu es jaloux et oui car tu es jaloux, je le sais. Mais si tu pouvais te rendre compte que Victor n'est rien pour moi ... Car j'ai déjà le plus gentil et le plus adorable des garçons à mes cotés ...Tu es trop buté pour voir que ...Laisses tomber.»
Hermione lâchait prise, elle n'osait pas aller plus loin, elle baissa les yeux, résignée. Elle n'y arrivait pas ...
Hermione s'apprêtait à filer mais elle sentit une grande main la retenir.
Il la plaqua contre son torse, puis il emprisonna rapidement la nuque de son amie de ses longs doigts.
Elle sentit alors les lèvres chaudes et gourmandes se poser sur sa bouche. Les lèvres qu'elle attendait depuis si longtemps ...
Ce baiser maladroit et timide était la plus belle chose que Ron eu le plaisir de goûter.
Il se recula lentement, il rouvrit très lentement ses yeux azurs. Il redoutait la réaction de Hermione. Il en frissonnait de frousse ... Pourquoi ne disait-elle rien ? Elle avait détesté, ou pire encore elle le détestait lui. Le c½ur de Ron cognait à tout rompre ... Ses épaules d'affaissèrent ...
Elle avait eu besoin de quelques secondes pour revenir à la réalité tellement ce baiser, l'avait émerveillé.
Mais elle se recolla rapidement au grand roux. Elle lui tendit ses lèvres en murmurant : « Encore ».
Ron s'empara alors avec passion de la bouche pulpeuse de la jeune femme. Il la susurra, puis la titilla avec malice.
Puis lorsque Hermione demanda encore plus, en se faisant plus pressante, il la dévora, fougueusement. Il savoura chaque sensation qu'elle voulait bien lui donner, les gémissements, les petites mains agrippées à son cou et surtout le ballet de sa langue exquise.
Ils se séparèrent à bout souffle. Ils restèrent front contre front, ne voyant même pas la neige qui tombait à gros flocons.
Ron caressa amoureusement la joue de sa petite amie et souffla : « Encore ! »
~
Le lendemain matin Harry trouva sur la table de chevet, la feuille de score de la veille. A l'encre rouge, il était écrit : « Ron a gagné le match, très nettement avec un geste courageux et délicieux ... Merci Harry ! HERMIONE. »
** A "lectrice" : La suite de CIA 2 est en préparation mais j'avoue avoir été débordée et avoir du mal à terminer, mais je compte bien la finir et publier d'ici peu le nouveau chapitre, je fais au mieux, merci de l'interet que tu portes à mon histoire, sache que je termine toujours ce que je commence. bye et bisous. **











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